mercredi 17 octobre 2007

Laura Gainey et la toxicomanie

On m'a demandé de présenter un peu Laura Gainey et ses problèmes de toxicomanie. Comment elle s'en était sortie. J'ai choisie de vous présenter des extraits d'un article écrit par Bertrand Raymond.
Je trouve qu'il illustre bien comment la toxicomanie affecte non seulement la personne qui en souffre mais aussi son entourage. On sent dans les propos de son père, Bob Gainey, toute son impuissance et son désarroi face aux problèmes de sa fille.Bonne lecture!«Bob Gainey avait pourtant déjà traversé son lot d'épreuves. Outre la mort de sa femme, celle dont on est actuellement sans nouvelle lui a causé énormément d'ennuis.(…) après avoir expérimenté le haschisch, la marijuana, l'acide, les amphétamines et autres cochonneries du même genre, après des séjours de deux mois dans une clinique de désintoxication de Dallas et de 10 mois dans une résidence du même genre au Texas, Laura était condamnée, dès l'âge de 14 ans, à combattre ses démons pour le reste de sa vie.Je me rappelle que son père avait raconté ses mésaventures en long et en large dans un long article merveilleusement écrit par l'éminence grise de la profession, Red Fisher, il y a une dizaine d'années.Gainey l'avait fait dans un but préventif. Mieux encore, il l'avait fait avec le consentement de Laura.Il l'avait fait, avait-il expliqué, parce qu'il ressentait une certaine culpabilité. Avait-il fait l'impossible pour sa fille? Avait-il réagi de la bonne manière? L'avait-il incitée à s'éloigner de lui au lieu de s'en approcher?Au plus fort de la turbulence familiale causée par le grave problème de drogue de sa fille, le ton a monté. Il est allé la sortir d'un endroit malfamé où elle se tenait en compagnie de gens peu recommandables. Il l'a ramenée à la maison contre son gré. Il a vécu ses crises. L'enfer.«Je ne crois pas avoir bien agi, a déjà raconté le patron du Canadien. J'ai répondu par la force et par la colère. Je ne reconnaissais pas qu'il pouvait y avoir des raisons pour expliquer son comportement. J'essayais de régler ce qui se passait au lieu de tenter de comprendre pourquoi ça se passait.»Déracinée d'un milieu sain Gainey a eu l'impression d'avoir élevé deux familles différentes. Anna et Steve sont nés à un an d'intervalle pendant qu'il était très impliqué dans sa carrière de joueur. Pour leur part, les deux plus jeunes, Laura et Colleen, sont arrivées à l'adolescence quand il était à la fois entraîneur et directeur général.Elles auraient nécessité une plus grande attention. Leur mère n'y était plus. Leur père, devenu directeur général, n'avait même plus ses étés à leur consacrer.«Je me suis souvent interrogé sur ce qui se serait passé si Cathy n'avait pas été malade, si elle avait toujours été présente et si j'avais été là plus souvent, a-t-il déjà dit. Est-ce que l'existence de Laura aurait été différente ? Je me le demande.»Ses problèmes ont commencé quand les Gainey ont suivi l'équipe à la suite du transfert des North Stars du Minnesota à Dallas. Laura avait de bons amis à Minneapolis. À Dallas, elle a donné l'impression de bien s'acclimater à son nouveau milieu, mais elle ne fréquentait plus le même genre de connaissances.Sa mère ne s'était jamais totalement remise de sa première opération au cerveau. Quatre ans plus tard, quand le mal est revenu, elle est devenue plus souffrante encore. C'est à ce moment que Laura s'est vraiment perdue et qu'elle est devenue impossible à contrôler.Le reste, c'est de l'histoire. Une histoire qui avait pris du mieux à l'époque où son père s'était servi d'elle pour lancer un cri d'alarme aux parents.Un grand videQui sait ce qui trotte dans la tête de Gainey en ce moment? Il a connu l'enfer avec sa fille maintenant disparue. Il a tenté de la sortir de là. Il s'est senti coupable par moments.En tentant de l'arracher aux griffes de ceux et de celles qui l'alimentaient en drogue et en lui faisant la guerre, il lui disait aussi qu'il l'aimait, sinon il l'aurait abandonnée à son sort.»

La dépendance aux médicaments : le cercle de l'assuétude


Je vous parle de la dépendance aux médicaments car beaucoup de femmes sont au prise avec ce problème. Souvent sans même le savoir. Plusieurs études démontrent que les femmes consomment beaucoup plus de médicaments de type benzodiazépine (Valium, Xanax, Ativan, Rivotril, etc.) que les hommes.

Le cercle de l’assuétude de Stanton PeelePour parler de cette dépendance, il m’apparaît important de vous parler du cercle de l’assuétude (du latin assuetudo : habitude. C’est l’accoutumance de l’organisme, ou plutôt l’état de très grande dépendance à diverses substances ou pratiques) Le Monde.fr


Cette théorie repose sur le principe que, dans la vie de chaque être humain, il y a des éléments générateurs de problèmes comme des traumatismes dans l’enfance, des schémas de personnalité, des événements stressants, des conflits, des situation sociales, etc.Cela donne lieu aux problèmes de la vie, que, malheureusement, tout le monde doit affronter.Ces problèmes peuvent générer angoisse, culpabilité, impuissance, peur de l’échec, peur du changement, stress, etc.Face à ces sensations et à ces sentiments désagréables, nous recherchons des solutions pour atténuer la souffrance.Le cercle de l’assuétude intervient à ce moment précis lorsque nous choisissons des solutions exutoires, comme les médicaments (ou l’alcool, la drogue, le travail, etc.)

Les médicaments apportent un soulagement, c’est vrai, mais il est temporaire, et il est certes illusoire.Pire, la consommation de substances, dont on doit sans cesse augmenter la dose pour obtenir l’effet désirer cause des dommages à la vie, à notre vie.Des dommages physiques tout d’abord, comme des malaises de toutes sortes, des pertes de mémoire, des sautes d’humeurs, de probables chutes, etc.

Des dommages psychologiques dont le plus sérieux étant la perte de l’estime de soi, mais aussi le sentiment d’échec et de culpabilité, la dépression, etc. Et finalement, les problèmes sociaux dont les problèmes familiaux, les problèmes au travail, la perte d’amis, la réduction des activités, et l’ISOLEMENT.

Ces nombreux dommages entraînent une diminution des capacités et des ressources pour faire face à la vie et pour résoudre ses problèmes.Et nous voilà de retour à la case départ. Le cycle recommence. Problèmes de la vie. Angoisse, Anxiété, Stress, Recherche de solutions, Solutions exutoires, Apaisement temporaire, Dommages à la vie, Diminution des capacités et des ressources pour faire face aux problèmes de la vie, etc. etc.Mais, évidemment, il est possible de se sortir du cercle de l’assuétude, et pour de bon!À l’étape de recherche des solutions, on évite les solutions exutoires et on sort du cercle.On privilégie un inventaire des ressources et des solutions en présence. On développe des alternatives en fonction de la situation.Cela nous amène à agir sur notre environnement et nous permet de résoudre les problème plutôt que de les fuir.Et finalement, cette démarche a pour effet de nous redonner un sentiment de confiance, de compétence et d’estime de nous-même tout en nous permettant de nous ouvrir davantage aux autres.

D’un point de vue plus personnel, je tiens à spécifier 3 points qui, selon moi sont cruciaux lorsqu’on en vient à l’étape de recherche de solutions.


1. Trouver de l’aide : On ne peut pas s’en sortir seul!Comme nous venons de le voir, se sevrer des médicaments ne suffit pas.

Dans les fraternités tels que les Alcooliques Anonymes et les Narcotiques Anonymes on dit que la substance représente 20% du problème. Supprimer la, il reste 80% du problème. Ce 80%, c’est la souffrance, les blessures, les traumatismes, l’anxiété, l’angoisse, la mauvaise gestion des émotions, la mauvaise gestion du stress, la mauvaise gestion des relations interpersonnelles et des conflits. C’est aussi les mensonges, les non-dits, le déni, la fuite et la peur. Et comme nous venons de le voir, c’est aussi tous les dommages causés par la consommation elle-même.Pour pouvoir faire le ménage dans tout ça, il est impératif de se faire aider.


2. Guérir ses blessures

Dans de nombreux articles précédents, j’ai parlé de l’importance des blessures passées sur notre vie présente. Ma conviction profonde est que la dépendance aux médicaments est le symptôme de ces blessures. Ces pourquoi il faut les guérir.


3. Reconstruire et construire son estime de soi

La dernière étape de toute, et qui continuera de se faire tous les jours de notre vie. Nous choisir, nous affirmer, exprimer nos besoins, nous connaître, etc.Je ne saurais trop insisté sur l’importance de demander de l’aide. Il y a de nombreux moyens.Il existe quantité de maisons de thérapie spécialisées dans ce type de dépendance, avec des programmes reconnus et pour tous les budgets. Dans la rubrique Alcoolisme et Toxicomanie, vous trouverez d’ailleurs les coordonnées de la Maison du Nouveau Chemin qui accueille exclusivement les femmes.Si vous recherchez une maison de thérapie, appelez à Drogue Aide et référence (dont vous trouverez également le numéro dans la rubrique Alcoolisme et Toxicomanie). Ils sauront vous indiquer celle qui correspond à vos critères géographiques et financiers.Ça peut être une décision très difficile à prendre. Mais elle peut changer le cours de votre vie.


Si vous avez besoin d’autres références ou d’autres informations, n’hésitez pas à me contacter.

L'alcoolisme


Bon matin à toutes!

En surfant sur le net, je suis tombée sur cette citation très interressante et j'ai envie de vous la partager.«L’alcoolique sait déjàLa connaissance des méfaits de l’alcool (ou de la drogue, ou du tabac) est nécessaire. Parfois elle est réellement insuffisante. Mais le plus souvent le consommateur excessif sait qu’il se détruit, qu’il vit dangereusement… mais ne peut faire autrement et il ne comprend pas pourquoi. Tous les ajouts d’information ne font que renforcer son sentiment d’impuissance ou de stupidité… puisqu’il voit bien qu’il n’arrive pas à se contrôler. Or commencer par démonter à quelqu’un qu’il est stupide pour qu’il comprenne n’est pas une bonne technique.»




Bonne journée!

Dépendance à l'alcool, aux drogues et aux médicaments


Encore une autre nuit d'insomnie...

Toujours accrochée à l'espoir d'avoir quelques lectrices inconnues...


J'ai entrepris des recherches sur Internet qui m'ont mené vraiment par hasard sur le site de ToxQuebec et je me suis dit que je devais vous le faire partager. Le plus interressant selon moi ce sont les questionnaires avec résultats en ligne comme : savez-vous boire? Avez-vous un problème d'alcool? Mesurez votre niveau de dépendance à l'alcool et les Alcooliques Anonymes sont-ils pour vous par exemple. Il y a des questionnaires concernant la consommation d'alcool, de cocaïne, autres drogues, de médicaments et concernant le jeu.Un peu plus tôt cette semaine, je vous parlait du courage que ça prend de s'avouer vaincu. Faire un test comme ça des fois, c'est une bonne façon de prendre conscience jusqu'à quel point on est affecté par un problème. Je vous propose ici les questions du test Avez0vous un problèmes d'alcool, juste pour tenter votre curiosité... Si vous voulez avoir les résultats, ou si vous voulez en savoir plus, je vous invite à visiter le site en question. Il possède également de nombreuses ressources, des témoignages ainsi qu'un forum de discussion.




Bon test!


P.S Dans ce questionnaire, vous pouvez aussi rempacer le mot «alcool» par le mot «drogue» ou «médicament», ça revient au même.

Avez-vous un problème avec l’alcool ?* Ce questionnaire provient du Carrefour Ubald-Villeneuve, centre de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanies dans la région de Québec


1. Il m'arrive de consommer de l'alcool pour fuir des tracas.

2. Ma consommation d’alcool m’aide à fonctionner.

3. Mon entourage me reproche de trop consommer d’alcool.

4. Il m'arrive de me sentir coupable après avoir consommé de l'alcool.

5. Je consomme pour résoudre mes moindres problèmes.

6. J’ai tendance à cacher ma consommation d’alcool.

7. Le contrôle de ma consommation d’alcool me demande des efforts.

8. J’ai besoin de consommer plus d’alcool qu’auparavant pour obtenir un même effet.

9. Ma consommation d’alcool me crée des problèmes d’ordre physique.

10. Ma consommation d’alcool me crée des problèmes d’ordre émotif.

11. Ma consommation d’alcool me crée des problèmes d’ordre social.

12. Ma consommation d’alcool me crée des problèmes d’ordre familial.

13. Ma consommation d’alcool me crée des problèmes d’ordre financier.

14. Je consomme à jeun à mon réveil.

15. Ma consommation d’alcool m’amène à m’isoler.

16. Il m'arrive d'être agressif-ive après avoir consommé.

17. J'ai de la difficulté à m'abstenir de consommer pendant plusieurs jours.